samedi 19 août 2017

24 Heures Photo 76

Une semaine paisible passée à Porto Rafti, une semaine encore assez ventée mais sans chaleur excessive, appelait une photo paisible.
Je l'ai prise hier en toute fin d'après-midi.


Pour voir les autres photos des aminautes de Patricia, un petit clic ici.




dimanche 13 août 2017

"24 Heures Photo" 75


Alors que Patricia fête la centième photo de notre rencontre hebdomadaire, j'accuse un certain ...retard. Mais l'essentiel n'est-il pas dans la persévérance, même incomplète? De plus, notre cliché de la semaine écoulée, nous devons le publier le samedi. Oui mais voilà, ma photo de cette semaine, je l'ai justement faite... samedi soir. Alors cette semaine ce sera pour moi "24 Heures Retard"!

Notre petite "communauté" est heureusement bienveillante et beaucoup d'entre vous profitent du grand viaduc du 15 août. Aussi tous mes retards accumulés risquent bien de passer inaperçus. Une chance!

Ma photo sera un coucher de soleil admiré hier soir depuis la station balnéaire de Saronida, en Grèce.
Bâtie sur une colline, cette petite ville offre un beau point de vue à l'heure où le soleil se couche et où les barques des pêcheurs ne sont plus que  fourmis piquetant la surface de la mer






lundi 7 août 2017

Sylvanès en Aveyron

De passage à Toulouse pour une semaine, j'ai eu la chance, hier dimanche, de visiter l'abbaye de Sylvanès et d'y assister à un concert.
Sylvanès est un tout petit village du sud de l'Aveyron, à deux heures et demie de Toulouse. 



Situé dans un vallon très boisé, il tire probablement son nom de son environnement, "silva" désignant la "forêt" en latin.  
 
                                                                                                                                                                                                   Photo Internet


Si ce village fait partie des lieux touristiques de la région Occitanie, il le doit à son abbaye et à son festival de musique qui fête cette année ses 40 ans.

L'Abbaye de Sylvanès fut fondée en 1136 par Pons de l'Héras. 



C'était un hobereau cévenol qui durant de nombreuses années se livra au brigandage. Touché par la foi pour une raison qui reste inconnue, il partit, en guise de pénitence, accomplir le pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle avec six de ses compagnons.
A leur retour, ils s'installèrent ensemble au lieu dit Sylvanès et y érigèrent une abbaye rattachée à l'ordre des Cisterciens.

Cette abbaye fut très prospère durant un siècle et demi pour connaître ensuite le déclin et un abandon définitif à la Révolution. Il ne subsiste aujourd'hui que l'église et une aile du cloître.






C'est en 1975 que furent entrepris des travaux de restauration sous l'impulsion d'un moine dominicain, compositeur de musique sacrée, André Gouzes
Le but était de dédier le site à la culture et plus particulièrement à la musique. Le festival d'été est la manifestation phare de l'abbaye de Sylvanès mais les rencontres culturelles, les stages vocaux, les ateliers scolaires et autres activités ont lieu durant toute l'année.

Hier nous avons assisté à un concert de musique polyphonique sous les belles voûtes de l'église.



Au programme le Choeur de la Société Philharmonique de Saint-Pétersbourg et Jean-Paul Poletti et le Choeur d'Hommes de Sartène.
Deux heures merveilleuses avec ces artistes de grand talent. Je n'ai pas pu prendre de bonnes photos mais voici tout de même un souvenir de ce concert.




Après un dîner pris à l'intérieur de l'abbaye, dans ce qui était le scriptorium au Moyen-Age...


... nous sommes allés à la tombée du jour à 3 km de Sylvanès voir une "curiosité", une église orthodoxe russe tout en bois et sans aucun clou. Pour connaître la raison de cette étrange présence, un petit clic ici.

Le site est impressionnant.

                                                                                                                    Photo Internet





La construction aussi!






Cette église a fait 5000 km en train pour arriver dans l'Aveyron. Mais elle est née dans l'île de Kiji. Elle y a laissé ces soeurs (clic).
Nous n'avons pas pu voir l'intérieur de l'église car elle ferme à 18h. Mais j'ai trouvé ces photos sur Internet.





samedi 29 juillet 2017

Balade dans l'île d'Eubée

Eubée n'est pas l'île la plus connue de Grèce, pourtant c'est la seconde par la taille, la première étant la Crète. Cette île est si proche du continent que beaucoup croient qu'elle en fait partie. Que l'on puisse la rejoindre en traversant un pont renforce encore ce sentiment.


Nous ne sommes partis que deux jours et il n'était donc pas question de visiter toute l'île dont nous connaissons d'ailleurs assez bien la partie ouest. Eubée (Evia en grec) a une longueur de 180 km. Mais c'est une montagne dans la mer , les routes sont étroites et sinueuses et la moyenne ne doit pas dépasser les 40 km/h! A court séjour, court trajet.

Partis de Porto Rafti (à 25 km au sud de Rafina) nous avons rallié Chalkida







Chalkida (ou Chalkis) était déjà une cité très florissante dans l'antiquité. C'est aujourd'hui la ville la plus importante d'Eubée, un port qui compte  un peu plus de 100 000 habitants.
 Elle est  le point d'entrée en Eubée pour ceux qui souhaitent s'y rendre en voiture.

Laissant Chalkida derrière nous, nous avons  emprunté la route côtière vers Erétria.
 C'est une ville au passé prestigieux, citée par Homère dans l'Iliade, dont la fondation est antérieure à celle d'Athènes. Mais victime de toutes sortes de convoitises, la cité disparut complètement au VIè siècle. Elle ne fut à nouveau peuplée qu'au XIXè siècle, en lien avec la guerre d'indépendance grecque.  

Dans les années 1960, elle devint une station balnéaire appréciée à cause de ses nombreuses plages, une station essentiellement familiale.
Nous avons trouvé à y loger pour une nuit dans un hôtel appartement au cadre tout à fait charmant et bien fleuri.









Certaines plages sont désertes à cause de la présence d'algues et propices à la promenade. D'autres sont bien aménagées au pied des hôtels et concentrent les baigneurs. 








L'oeil prend plaisir à butiner quelques détails...
une île...



...une chapelle... 



une vieille charrette...



le bateau d'un pêcheur... 



La canicule et la curiosité invitent à entrer dans les boutiqus pour un peu de fraîcheur...
Une fois encore l'occasion de vérifier que le monde est petit, tout petit...

Le propriétaire de la boutique où nous entrons reconnaît mon accent typiquement... français, m'adresse donc quelques mots dans ma langue maternelle qu'il parle plutôt bien et de fil en aiguille nous découvrons qu'il a un ami qui tient une agence immobilière à 500m de l'endroit où j'ai grandi à Toulouse et où vit toujours ma mère!





Une fois la chaleur un peu tombée, nous avons dîné sur le port, en regardant le ballet des ferries qui relient Erétria à Oropos, sur le continent.








Car, si grâce au pont de Chalkida on peut aller à Eubée par voie routière, il existe aussi plusieurs possibilités de rejoindre cette île par bateau. De même, on peut partir d'Eubée pour rejoindre plusieurs îles des Sporades.

Le second jour, nous avons continué à longer la côte sud-est d'Eubée, en direction d'Amarynthos. 



Nous y avons visité une belle église dédiée à Saint Nicolas. Une église particulièrement décorée et dont les murs étaient entièrement peints.








Prenant un peu de hauteur, nous avons grimpé jusqu'à Ano Bathia pour visiter un monastère dédié lui aussi à Saint Nicolas. Un endroit merveilleusement choisi pour y trouver la sérénité. Comment ne pas la ressentir près d'un platane millénaire!













Le paysage était typiquement méditerranéen tout autour de nous. 
Redescendus vers la côte en direction de Styra, nous avons vu de nombreuses fermes piscicoles où grandissent des dorades.







Notre balade s'est arrêtée à Styra, un village paisible, autrefois réputé pour son marbre vert veiné.










 Aujourd'hui l'activité s'est  déplacée quelques kilomètres plus bas, à Nea Styra, une petite station balnéaire qui dispose de  belles plages et d'un port qui permet de rejoindre le continent à proximité de Néa Makri.














La traversée en ferry ne dure que trois quarts d'heure. Mais elle nous donne le sentiment que nous revenons bien d'une île!! 












Cette belle balade ne pouvait pas manquer de me fournir l'occasion d'un cliché pour les "24 Heures Photo" de notre amie Patricia.







J'ai pris cette photo à Amarynthos, devant le magasin dont je vous ai parlé plus haut. J'ai souvent vu des bigaradiers plantés au bord des trottoirs en Grèce. Mais c'était mon premier pêcher!